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Collège de M’Gombani

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L’histoire du collège

Le collège Halidi-Sélémani – M’Gombani de Mamoudzou a été inauguré le 12 décembre 2000 par Christian Paul, secrétaire d’État à l’Outre-mer, en présence de Younoussa Bamana, président du conseil général de Mayotte et de Halidi Sélémani, maire de Mamoudzou.

Il constitue un élément structurant du quartier à proximité des écoles maternelle et élémentaire M’Gombani.

Prévu à l’origine pour 900 élèves, il en accueille aujourd’hui 1 750. Une aile supplémentaire de 6 salles de classe a été construite en 2016.

En 2015, le Journal de Mayotte, à l’occasion des Journées du patrimoine, publiait un article sur l’histoire du quartier M’Gombani.

« Des bangas en torchis en contre bas de la rue du Commerce, une grotte de sel sacrée, une mangrove nourricière pour les habitants du quartier… C’était M’Gombani et ce qui est à peine croyable, c’est que cette description du quartier décrit un quotidien vieux d’à peine 25 ans. En une génération, l’histoire, les djinns et l’héritage ont été balayés par la route, les établissements scolaires et maintenant les immeubles d’habitation parmi les plus hauts du sud de l’agglomération de Mamoudzou. “M’gombani, ça signifie la bananeraie. Mais même les gens de mon âge, qui ont plus de 50 ans, n’ont jamais connu des plantations de bananes. Ici, c’était des cocoteraies et la décharge de Mamoudzou, avec les pauvres et les immigrés ”, explique Monsieur Béret, Mohamed Abdouhamissi, chargé des affaires culturelles à la mairie de Mamoudzou.

(…) “ A l’emplacement de l’école maternelle, c’était la mangrove. Il n’en reste que 17 hectares mais elle couvrait plus de 30 hectares avant d’être coupée. ” Agglutinés autour des images d’archives, les enfants écoutent Mohamed Abdouhamissi expliquer que le quartier possédait deux lieux symboliques forts.

Bwé la chingo, le lieu sacré détruit

À l’endroit où s’élève la maison du principal du collège, se trouvait une grotte de sel, “ Bwé la chingo, c’était un lieu sacré. On nous disait que c’était la maison des djinns et il y avait des animaux qui venaient, je me souviens d’un faucon qui nichait à proximité. Mais pour construire le collège, ils ont emmené des pelleteuses et ils ont détruit la grotte. ” Les anciens du quartier n’ont pas manqué de relever les phénomènes étranges qui se sont succédés après la démolition de cet endroit aux esprits. Un conducteur d’engin est mort sur le chantier puis des chenilles et des fourmis ont envahi de quartier dans des proportions dantesques.

“ Les anciens disaient ‘on détruit notre lieu sacré.’ Et quand on a ouvert le collège, le principal les a autorisé à venir faire une prière pour demander aux djinns qu’on utilise leur endroit pour nos enfants. ”

“ Je t’envoie au baobab ”

Autre lieu important du quartier, le cimetière. Mais là encore, les aménagements n’ont pas fait grand cas des lieux. Le cimetière ancien a été remblayé à tel point que les inhumations actuelles se font plus de 2 mètres au dessus des anciennes tombes. Quant au baobab géant, qui avait plus de 200 ans, symbole fort de l’endroit, il a été arraché. “ À Mamoudzou, il y a encore une expression qui dit ‘Attention ou je t’envoie au baobab’, ça veut dire ‘Attention ou je te tue.’ Ça vient de là ”, révèle Mohamed Abdouhamissi.

L’artère qui traverse le quartier et qui va bientôt être reliée à la rue du Commerce porte d’ailleurs encore le nom de boulevard du Baobab.

La route a coupé la mangrove en 1986 puis des cases SIM se sont élevées pour loger les pauvres et les immigrés qui étaient venus s’entasser. D’un chantier à l’autre, ce sont ces mêmes cases SIM que l’on s’apprête à vider de leurs occupants pour les réhabiliter, des habitants qui seront installés provisoirement dans les nouveaux immeubles le temps des travaux. En 25 ans, le village rural et traditionnel est devenu un quartier d’une agglomération qui ne cesse de se métamorphoser en faisant souvent table rase de son passé mais pas tout à fait de sa mémoire. »

Liste des principaux du collège :

- 2000-2002 : Alain Pierron
- 2002-2005 : Daniel-Edouard Marie-Saintes
- 2005-2007 : Bernard Zier
- 2007-2008 : François Leiritz
- 2008-2011 : Christophe Julliard
- 2011 - 2013 : Gilles Romanet
- 2013 - 2016 : Richard Barbé
- 2016-2017 : Jean-Philippe Ranc
- 2017-2020 : Laurent Leclercq
- 2020- ---- : François Balédent !!

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Auteur : Thibaud Rupp
Mise à jour le jeudi 8 décembre 2022

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Le mot du principal

Les 1 750 élèves du collège Halidi-Sélémani – M’Gombani de Mamoudzou ont la chance d’être scolarisés dans un établissement accueillant et où il fait bon vivre.
L’objectif du collège est d’acquérir les savoirs, savoir-faire et savoir-être nécessaires au parcours de chacun.
Les équipes enseignante, vie scolaire, personnel de service ou administrative, se mobilisent chaque jour pour offrir aux élèves les conditions de travail permettant leur réussite.
Au sein d’un établissement public, la communauté scolaire du collège Jean-Rostand porte les valeurs de l’école républicaine : laïcité, respect, tolérance, égalité des chances.
Afin de permettre aux parents de suivre, au plus près, la scolarité de leurs enfants, un espace numérique de travail offre la possibilité d’accéder aux cahiers de textes, aux notes, au suivi de vie scolaire (retards, absences...) et autres informations sur le collège.
Les rencontres avec les parents sont également des moments privilégiés pour accompagner les élèves vers la réussite. Au-delà des réunions parents-professeurs, des rendez-vous individuels permettent un suivi personnalisé.
Bienvenue au collège Halidi-Sélémani – M’Gombani

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